_____Juste un besoin au quotidien. Juste une envie. Entendre sa voix suave, son rire argentin résonnait dans toute la pièce. Le prendre dans mes bras et sentir le chaleur de son corps contre le mien. Pouvoir lui parler de tout et de rien. Passer des soirées rien que tout les deux. M'endormir contre lui, la tête nichait dans son cou. Sentir son souffle doux dans ma nuque. Ses baisers doux, affectueux, légers, amoureux sur ma joue, mon cou, ma tempe, mes lèvres. Oui, tout de lui me manque.
Péniblement, je me lève de mon lit. Mes yeux essaient de repérer la porte dans cette pièce qui baigne dans l'obscurité la plus complète. Je pose ma main la poignée et l'abaisse doucement, ne voulant pas réveiller les autres. La lumière de la nuit provenant du salon m'ébloui mais j'avance tout de même, posant mon pied nu sur le carrelage froid du couloir. Je me dirige alors machinalement vers la terrasse, attrapant au passage mon paquets de cigarettes poser sur le meuble du salon. Un rapide coup d'½il à l'horloge accroché sur le mur de notre cuisine américaine m'indique qu'il est trois heures cinquante du matin. Je soupire, d'ennui et aussi de fatigue. Deux mois déjà que je ne dors presque plus, ou très peu. Les cauchemars hantent mes nuits, son visage m'apparaît à chaque fois lorsque que je ferme mes yeux, la nuit, cette nuit où tout a prit fin. Où ma vie a cessé de continuer. Cette nuit où je suis mort tout simplement. Nonchalamment, je tire sur ma cigarette et laisse la fumée s'échapper dans la nuit. Je m'adosse contre le rebord de ma terrasse et observe ma ville, la ville de Magdeburg. Les derniers bars ferment, les immeubles sont presque tous éteint, la ville s'endort doucement. La brise de janvier me gifle le visage et mon torse dénudé. Tant pis, je serais sûrement malade demain. Je jette ma cigarette du haut de cinq étages qui me séparent du sol et retourne dans le salon. Je m'affale dans le canapé, tout en allumant la télé. A quoi bon retourner dans ma chambre si c'est pour me lamenter toute la nuit ? Puis je n'arriverais pas à dormir, je le sais. Je zappe les chaînes des infos, pour arriver sur les clips. Le groupe Killerpilze passe. J'aime assez ce groupe, même si ce n'est pas vraiment mon style. Je m'installe un peu plus confortablement dans le canapé, sachant que je risque de rester là tout la nuit, attendant que Gustav se lève pour prendre le petit déjeuner, même si je n'ai pas très faim ces derniers temps. Mais bon, il tient, et Georg aussi, a ce que je mange convenablement. Je souris, ils ont vraiment peur que je me laisse mourir à petit feu. J'avoue que l'idée m'a traversé plusieurs fois l'esprit, mais après tout, c'est lui qui est partit, pas moi. J'ai souffert, certes, mais désormais je vais mieux. Du moins, je m'en persuade. Puis de toute façon, c'est juste une simple rupture de couple, tout le monde l'a déjà vécu. Certes, peut-être pas de la même manière que moi, peut-être que notre amour était beaucoup plus fort, plus puissant que le leur, mais ce n'est qu'une rupture comme les autres. Je soupire, encore une fois. Si je commence à me mentir à moi-même, je ne risque pas de m'en sortir. J'attrape le magazine qui traîne sur la table basse du salon, dans l'espoir de me changer les idées. Tiens, c'est d'ailleurs nous, notre groupe en première page. J'ouvre donc directement à la page 12, sans prendre le temps de lire ce qui était marqué sur le premier page, intrigué par ce que les journalistes peuvent encore bien raconter, surtout que cela doit faire un peu plus de deux mois que nous n'avons pas fait d'interviews. Je lis alors le gros titre, et mon souffle se coupe. C'est quoi ces conneries, d'où ils sortent ça !
« Le départ de Bill Kaulitz dû à un chagrin d'amour, le groupe va-t-il s'arrêté ? »
Ma vue se brouille de larmes, et ma gorge se noue. Et pourtant, je continue de lire l'article. Comment a-t-il pu faire cela ? Pourquoi aller raconter tout ce baratin ? Violemment, je referme le magazine et le repose sur la table. Et dire que c'est si vrai. Les larmes ne s'arrêtent plus, continuant de rouler sur mes joues. Je m'allonge alors sur le canapé, ramenant mes jambes contre mon torse. J'enfoui alors mon visage dans mes genoux et tente de m'endormir. La musique continue de tourner dans la télé et j'essaie alors de me bercer à la chanson qui passe.
Comment puis-je décider de ce qui est juste quand tu obscurcis mon esprit
Je ne peux pas gagner ton combat perdu tout le temps
Comment puis-je jamais posséder ce qui est mien quand tu te défiles tout le temps
Mais tu ne pourras pas me retirer ma fierté, non pas cette fois
Pas cette fois...
Comment en sommes-nous arrivés là
Quand j'ai l'habitude de te connaître si bien
Mais comment en sommes-nous arrivés là
Je pense que je sais
La vérité se cache dans tes yeux et cela pend à ta langue
Faisant juste bouillir mon sang mais tu penses que je ne le vois pas
Quelle sorte d'homme es-tu, si tu es vraiment un homme
Et bien je tirerai ma conclusion toute seule
Je crie que je t'aime tellement
Mes pensées que tu ne peux pas décoder
Comment en sommes-nous arrivés là
Quand j'ai l'habitude de te connaître si bien
Mais comment en sommes-nous arrivés là
Je pense que je sais
Vois-tu ce que nous avons fait
Nous allons nous rendre fous
Vois-tu ce que nous avons fait
Nous allons nous rendre fous
Comment en sommes-nous arrivés là
Quand j'ai l'habitude de te connaître si bien
Mais comment en sommes-nous arrivés là
Je pense que je sais
Il y a quelque chose que je vois en toi
Ça pourrait me tuer
Je veux que ça soit vrai
Un jour, je vous ferrai vivre toute la souffrance que vous me faîte vivre en ce moment même, Mr.Bill Kaulitz._____________________________________
Voilà, bonjour à vous tous & toutes.
Merci déjà à tout ceux qui ont pris le peine de venir lire mon prologue, vos commentaires m'ont réellement fais plaisir.
Donc comme vous pouvez le constater, premier chapitre en ligne.
Je pense que le deux ne devrait pas trop tarder, j'essaierait peut-être même demain mais ce n'est ps du tout sûr.
Sinon, je pense que ce sera dans la semaine, je l'espère.
Bien, sinon pour ceux qui souhaiterait être :
POUR ETRE PREVENU(E), IL VOUS SUFFIT DE LAISSER UN COMMENTAIRE SUR LE DERNIER CHAPITRE EN LIGNE, MERCI.
Bien, à bientôt je l'espère.
Bisous.
May__*